Saint-Véran 2016 - Vin

Situation

Cette cuvée est composée d'une petite parcelle de 35 ares sur la commune de Davayé, lieu - dit les Plantés. Elle appartient au domaine depuis plusieurs décennies.

Age des Vignes

La vigne a été plantée en 1991.

Sol

La parcelle se situe sur un ressaut calcaire du Jurassique supérieur (Argovien), ce sont des calcaires blancs-beiges avec quelques intercalations marneuses.

Vinification et élevage

Les fermentations et l'élevage ont lieu en fût tels qu'ils le sont pour les Têtes de Cru et cuvées Hors Classe du domaine, sur lies totales tout d'abord puis sur lies fines jusqu'à la mise en bouteille. De légers bâtonnages sur la fin des fermentations et sur le début de l'élevage. Mise en bouteille début septembre 2016.

Dégustation

Ce vin présente un nez élégant et fin de tilleul, d'aubépine, pêche blanche, d'agrumes et d'amande. La bouche offre une structure fraiche, ronde et équilibrée, avec une jolie chair de fruits, de la texture soutenue par une bonne vivacité.

Suggestions d'accords mets et vin

Il saura mettre en valeur, un dos de cabillaud rôti, une Saint Jacques snakée, un tendron de veau rôti ou un comté de 18 mois.

Le Millésime

2016.....l'art de naviguer entre les torrents Encore étourdis par cette année 2015 qui culmina au palmarès des plus chaudes jamais enregistrées, janvier 2016 n'avait rien à lui envier car nous observions déjà la floraison des amandiers au coeur de Fuissé ! Rien ne laissait présager la dualité qui structura cette campagne 2016 : un printemps frais, parfois froid aux épisodes pluvieux voire grêleux et peu habituels, suivi d'un été au démarrage timide mais dont le déficit hydrique des mois d'août et de septembre n'avait d'égal que les excédents pluviométriques d'avril, mai et de juin. C'est en mars que le virage commença à s'amorcer, puis vint avril, comme une véritable douche froide... Les températures continuèrent à baisser, la pluie déferla, notamment ce 13 avril à 16 heures où nous connûmes un épisode de grêle aussi ravageur qu'inattendu sur Leynes, Chasselas, Solutré et une partie du côté Ouest de Fuissé. Certes sonnés, nous ne fûmes cependant pas ébranlés dans notre motivation, le ciel ne nous conta pas la fin de notre histoire ! L'avenir nous prouva que l'adversité rend plus fort. Les bourgeons épargnés se révélèrent fructifères et les grappes, certes rares, nous offrirent des raisins goûteux ! Fin avril, les nuits étaient froides, nous retenions notre souffle, le Nord de la Bourgogne n'en sortit pas indemne mais le Sud mâconnais resta préservé. Les mois de mai et juin, toujours dans cette même dynamique, ralentirent encore l'évolution de la vigne ; les premières fleurs ne se virent aux Ménétrières que le 15 juin, apportant avec elles les prémices d'un été conforme à nos espoirs. A partir de juillet, le temps moins humide et plus chaud permit de compenser légèrement le retard de la vigne accumulé en début de saison, mais le millésime 2016 - avec un premier jour de vendange au 21 septembre - demeurera parmi les plus tardifs de cette dernière décennie. Quelques pluies arrivèrent encore le 18 août. Elles furent cette fois les bienvenues. Ensuite, plus une goutte de pluie n'arriva, à peine un petit crachin le 14 septembre. Par endroits, sur la côte schisteuse de Fuissé, les indices de la sécheresse étaient perceptibles, un comble pour une année avec un tel printemps ! Pour la grande majorité des vignerons, les vendanges débutèrent le 19 septembre après une pluie conséquente mais salutaire. Au domaine, nous avons démarré doucement avec une petite équipe en ramassant deux parcelles sur sol granitique, dont la maturité était parfaite, le 21 septembre. Puis, raisonnables, nous nous sommes arrêtés quelques jours afin de laisser à la vigne le temps de profiter de cette pluie pour n'en garder que les bienfaits. Nous avons fini de vendanger Fuissé le 27 septembre avec les Ménétrières et Tournant de Pouilly, cette fois avec une grosse équipe. La maturité était là, il faisait encore bon, les raisins étaient dorés. De nos parcelles choyées qui furent injustement malmenées, nous avons sorti 12 caisses de raisins, mais quel jus ! Puis, ce fut un nouveau coup d'arrêt. Les vignes de Vergisson étaient de toute beauté. Dernier coup de sécateur le 30 septembre à la tombée de la nuit, une pluie forte était annoncée pour le 1er octobre, mais celle-ci n'a pas été à craindre.... Les jus étaient purs, droits. Ce millésime est juste et sans artifice. Les vins sont vivants, pleins d'énergie. Ce millésime nous a pris par la main pour nous donner une vraie leçon de vie en nous montrant cette force, cette capacité à vivre, à réussir et à se développer en dépit de l'adversité.


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