Tête de Cru Les Perrières 2011 - Vin

Tête de Cru Les Perrières
Tête de Cru Les Perrières

Situation

Vignoble d'un hectare dit des « revers de roche », les Perrières sont situées en mi-coteau juste au-dessus de la parcelle des Clos. D'exposition Sud-Est la pente y est plus accentuée que dans les Clos.

Age des Vignes

35 ans d'âge en moyenne.

Sol

Sol limono-argileux profond non caillouteux issu d'argiles résiduelles. Bancs calcaires et marno-calcaires en profondeur. La partie la plus haute est fortement caillouteuse en surface (chailles et silex) de profondeur moyenne sur formation marno-calcaire au delà d'un mètre.

Vinification et élevage

Fermentations et élevage ont lieu en fût dont 20% à 30 % de fût neuf pendant 10 mois. Puis l'élevage se termine en cuve sur lies fines pendant 8 mois.

Dégustation

Un nez profond dévoile des aromes floraux de chèvrefeuilles, de généreuses senteurs crémeuses et intenses. La bouche franche équilibre l'onctuosité et l'amplitude de ce vin. La fin de bouche est intense, épicée (pain d'épices), florale tout en s'appuyant sur une belle maturité conférant au vin une incroyable richesse. Il se révélera d'une manière explosive dans le temps.

Suggestions d'accords mets et vin

Poularde en sauce aux épices Thaï, Saint-Jacques au gratin de Curry, veau à la vanille et raisins de Madras, Fromages au lait de vache crémeux et onctueux.

Le Millésime

Les millésimes se suivent et ne se ressemblent pas. Si parfois le travail du vigneron s'apparente à un combat avec la Nature, où il ne manque pas à plusieurs reprises de frôler le précipice et certains millésimes récents nous le confirment, d'autres comme 2011 apportent l'harmonie. L'année a démarré très tôt, c'est probablement la plus précoce de ces 10 dernières années. Jusqu'à la floraison, le temps sec et la luminosité ont été des plus remarquables. Les premières fleurs sont arrivées sur la parcelle « les Ménétrières », tout au début du mois de mai. La fleur passa en une poignée de jours, aucune coulure pas de millerandage, un cadeau de la nature. Le rythme s'est intensifié, encore, à la deuxième quinzaine de mai, puis juin. Fort heureusement et au grand bonheur des vignerons, la fin du mois fut prospère avec des pluies providentielles. Juillet quant à lui marqua le début de la sécheresse. Peu de grandes chaleurs, mais plus une goutté d'eau. Si l'atteinte d'un stress hydrique est fondamentale pour l'arrivée à maturité de beaux fruits, il a fallu également se résoudre à ne faire que des labours très peu profonds, juste pour garder l'humidité du sol, et ce en fin de journée. Il était important cette année aussi de préserver les feuilles pour protéger les grappes et de ne pas faire d'effeuillage. Mi-août : la sécheresse perdure. Les grappes sont superbes. Dans notre merveilleux village de Fuissé, nous savons que préserver l'acidité de nos jus est l'un des secrets de l'harmonie de nos vins. Apres plusieurs journées passées à arpenter les parcelles du Domaine Ferret à déguster les baies, la décision fut prise démarrer les vendanges tôt. Pour la seconde fois depuis plusieurs décennies, nous allions débuter celles-ci au mois d'août. 28 août, premiers raisins rentrés. La vendange est tellement belle, pas de grêle, les moûts sont purs, cristallins, la vinification facile. Les premiers jus nous donnent raison : l'équilibre, l'élégance sont bien là. Les raisins sont mûrs mais l'acidité préservée. Les fermentations se poursuivent jusqu'à fin octobre, d'une manière lente mais régulière. Toutefois, il a fallu attendre avril pour que les vins commencent à se révéler. Aujourd'hui, ce sont des vins pleins, soutenus par une belle fraîcheur et un craquant gourmand. Le millésime s'exprimant à travers une très belle harmonie. Cette harmonie permettra d'approcher les vins avec grâce mais ils gagneront bien sûr à être oubliés quelques années en cave.


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