Tête de Cru Les Perrières 2015 - Vin

Tête de Cru Les Perrières
Tête de Cru Les Perrières

Situation

Vignoble de 1.15 hectares au Sud de l'amphitheatre, les Perrières sont situées en mi-coteau juste au-dessus de la parcelle "Le Clos". D'exposition Sud-Est la pente y est plus accentuée que dans cette dernière.

Age des Vignes

Un peu plus de 40 ans.

Sol

Sol limono-argileux profond non caillouteux issu d'argiles résiduelles. Bancs calcaires et marno-calcaires en profondeur. La partie la plus haute est fortement caillouteuse en surface (chailles et silex) de profondeur moyenne sur formation marno-calcaire au delà d'un mètre.

Vinification et élevage

Fermentations et élevage ont lieu en fût dont un tiers de fût neuf, un tiers de fûts d'un vin, un tiers de fûts de deux vins pendant 9 mois. Puis l'élevage se termine en cuve inox sur lies fines pendant 5 mois.

Dégustation

Un nez profond dévoile des aromes floraux de chèvrefeuilles, de généreuses senteurs crémeuses et intenses. La bouche franche équilibre l'onctuosité et l'amplitude de ce vin. La fin de bouche est intense, épicée (pain d'épices), florale tout en s'appuyant sur une belle maturité conférant au vin une incroyable richesse. Il se révélera d'une manière explosive dans le temps.

Suggestions d'accords mets et vin

Poularde en sauce aux épices Thaï, Saint-Jacques au gratin de Curry, veau à la vanille et raisins de Madras, Fromages au lait de vache crémeux et onctueux.

Le Millésime

Cette année 2015, qui débutait avec un hiver sans caractère inhabituel, contrairement à 2014, exceptionnel par sa douceur, ne laissait pas présager l'ensoleillement qui marquera les esprits durablement. Le printemps a été doux et sec, proche des normales décennales pour les mois de mars à mai tant au niveau de la pluviométrie que des températures. La sortie était belle, les conditions idéales pour la floraison, qui fut remarquable par son homogénéité. Les grappes étaient bien formées, très peu de coulure, pas de millerandage. A la fin mai, la tendance chaude et sèche se dessinait franchement. Juin et juillet marquèrent le pas avec des températures élevées et un fort déficit hydrique. Certes, les vignes sur la crête de schiste souffraient, un peu trop même, mais les grands terroirs résistèrent de façon admirable. Toutefois, la véraison tardait à s'enclencher. Tout comme en 2014, le mois d'août a rétabli l'équilibre avec deux épisodes pluvieux lors de la première quinzaine du mois. Les conditions climatiques rarissimes ont éloigné le mildiou loin des vignes. Toutefois, l'oïdium était à craindre compte tenu de sa virulence, la sensibilité de notre cépage, et des conditions propices à son développement (l'eau liquide ou la rosée n'étant pas nécessaires pour son développement en période végétative). Pour lutter contre ce parasite, le soufre reste la meilleure arme à utiliser, avec prudence cependant car les fortes températures sont susceptibles de brûler les raisins. Aussi, il nous a fallu être d'une rigueur et d'une précision sans faille pour combattre ce fléau en préservant nos baies. Troisième semaine d'août, les grappes sont belles, dorées et saines. La date de vendange est décidée tardivement, le 20 août. Laisser le raisin mûrir, ne pas se précipiter. 25 août, le vent de sud se leva, faisant galoper la maturité. Nous avons démarré les vendanges le 28 août, le plateau de schistes et les pentes de grès volcanosédimentaire tout d'abord, puis les revers du Mont Pouilly, Le Clos, Tournant de Pouilly, Les Perrières et Les Ménétrières. Les températures extérieures étaient élevées. Une fois encore constance et exactitude étaient les maîtres-mots: la vendange ne s'effectuait que le matin. Rapidement elle était apportée au domaine pour y être refroidie jusqu'au pressurage. Le débourbage a été léger. Et contrairement à nos craintes, grâce à des fermentations alcooliques rythmées et complètes, toute la fraîcheur et la vivacité des cuvées ont été conservées. Le mois de septembre était encore chaud, les fermentations malo-lactiques pouvaient s'enclencher rapidement parfois avec un déroulement explosif. Il était crucial de ne pas subir une situation, nous avions fait le choix d'être acteur et non spectateur. Ainsi, 2015 est donc un millésime où le vigneron et le vinificateur avaient leur place pour faire ressortir le meilleur. Aujourd'hui les vins sont profonds, pleins, racés et vivants. Ils laissent présager des lendemains qui chantent et des années de garde qui les épanouiront.


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